Origine du nom : de magittum, terme dérivé du celte et signifiant « plaine » mais qui a aussi le sens de « pays fleuri ».

On peut imaginer qu'en neuf mille avant Jésus-Christ, après la période glacière, au lieu-dit « La Vinetterie » en limite nord de la Commune de Mayet vivaient les premiers hommes.

A cinq cent mètres de ce lieu-dit ont été retrouvés des outillages et des pointes de flèches en silex.

 

Quatre mille ans avant Jésus-Christ, les peuplades s'établissent réellement pour pratiquer l'élevage et la culture de céréales. Les plaines fertiles cultivées en "ris" ont donné son nom au village qui est devenu, à la période gauloise Mageto qui veut dire, petit champ ou village fertile puis MAILLE. (la Seigneurerie de Mayet aux Marches de l'Anjou - Nicolle Pietrin)

(source Archives communales, archives départementales,
« recherches Historiques sur Mayet » par Fortune Legeay (1859)


En l'an 770, Charlemagne concède le village de Mayet ainsi qu'Aubigné et Mazouët, petit manoir désormais situé à Vaas, à l'abbaye Saint-Martin de Tours. Au IXème siècle, la paroisse est désignée sous le nom de Maieto.

 

 L'ost est levé en cette année 842.

Les Bretons sont aux frontières du Maine et menacent le domaine royal en assiégeant Château du Loir. Charles le Chauve, sur le front de ses troupes qu'il ne peut recruter à plus de quarante kilomètres, défait le redoutable Nominoé en fermant le verrou sur le Loir qu'est à cette époque le château d'Aymon : castrum Lidi. Remontant vers Le Mans, il s'arrête à la ferme fortifiée de Coulaines qui protège le chemin qui mène à la voie romaine, le "ménoir"1 où il signe plusieurs chartes2.
La charte établissant la châtellenie de Château du Loir lui adjoint une seigneurie vassale qui anoblit le chef du village Daron de Maillé en reconnaissance des services rendus et lui donne une rente de soixante livres par an. (La Seigneurie de Mayet Aux Marches de l'Anjou - Nicolle Pietrin)

 

Au XIème siècle apparaît dans les textes l'expression apud Magittum, le nom Mayet n'apparaissant qu'au XIIIème siècle. En 1126, le Maine est rattaché à l'Anjou et, en 1199, Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou et du Maine, reçoit le titre de seigneur de Mayet des mains du duc de Bretagne, Arthur. En 1320, Robert, comte de Dreux et baron de Château-du-Loir, cède à Philippe Lorin les «Salles de Mayet ».

 

Au XIVème siècle, l'évêque du Mans revendique, en opposition avec Saint-Martin de Tours, le patronage de la paroisse ; les dîmes perçues sont partagées à moitié à partir de 1425.

 

En 1790, Mayet devient chef-lieu d'un canton composé de 5 communes : Mayet, Coulongé, Lavernat, Sarcé et Verneil-le-Chétif. Les communes de Vaas et Aubigné lui sont rattachées en 1803.

 

Au XIXème siècle, un grand plan d'urbanisme est mis en place pour restaurer la place de l'Hôtel-de-Ville : l'église Saint-Martin du XIIème siècle est remplacée par un édifice plus monumental de style gothique, une nouvelle mairie est inaugurée ainsi que de nouvelles constructions.

L'arrivée du chemin de fer en 1830 permet d'ouvrir la voie aux activités industrielles, comme l'horlogerie ou la fabrique de vitraux avec l'entreprise Fialeix.

 

Depuis 1959, Mayet est équipé d'un relais émetteur télévision Le Mans-Mayet, modernisé en 1993 : il atteint aujourd'hui 341 mètres de haut et domine la forêt de Bercé ainsi que toute la région. Il est aujourd'hui un symbole de communication.

(extrait « Le Patrimoine des Communes de la Sarthe » Flohic Editions)

 

Un peu d'histoire

Autrefois région essentiellement agricole, proche de la forêt de Bercé célèbre pour ses chênes, l'arrivée du train Le Mans-Tours au XIXe siècle, oriente la cité vers la petite industrie, scierie Cavé, fabrique de corde Franchet, aujourd'hui la Sofac fabrique les cartonnages et les calendriers.

 

Haut lieu d'implantation de la télévision au milieu du XXe siècle, à la fin du XXe siècle la protection du "pique-prune" fait reculer l'arrivée de l'autoroute d'une dizaine d'année, enfin le XXIe siècle s'ouvre avec la remise en état du petit patrimoine (lavoirs, lucarne, anciennes demeures…) et la percée de l'autoroute en lisière de la forêt domaniale, le remembrement permet une utilisation plus performante des surfaces agricoles, une meilleure utilisation de l'eau.

 

La nappe phréatique affleure sur le canton en différents points ; elle alimentait les thermes romains près du Loir à Cherré, commune d'Aubigné).