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Le patrimoine de Mayet

image005Sa place...

... dont l'aménagement date du 19ème siècle.

L'hôtel de ville

En 1774,l'Etat oblige toutes les communes de France à posséder un lieu bien déterminé pour abriter l'administration communale.

Des projets de construction sont envisagés dès 1789, mais aucun d'entre eux n'aboutit, la commune les jugeant trop simples ou trop somptueux.

image007En effet, pas moins de 8 projets officiels furent recensés entre 1789 et 1887.

Ils allèrent d'abord du plus révolutionnaire en 1789 au plus humble en 1810 qui se contentait de l'adosser à l'ancienne église.

En 1856, on pensait l'installer , surmontant des halles, près du presbytère ; en 1858, sans halles. Pourtant rien ne fut concrétisé.

L'architecte Paul Bouchet n'eut pas plus de succès lorsqu'en 1868 il présenta un ouvrage imposant, avec une halle au rez- de -chaussée. En 1881, un projet grandiose fut esquissé pour être remanié puis abandonné en 1883. Ce n'est qu'en 1887, suivant un devis initial de 47 300F , que la décision fut prise .et que la première pierre fut posée par Eugène Termeau le 12 juin et la dernière en juin 1888.

Le sous-Préfet de La Flèche l'inaugura ensuite le 8 juillet 1888.

L'église Saint-Martin.

Au 12ème siècle, l'église Saint-Martin avait été construite à l'emplacement de la mairie actuelle.

egliseEn 1862, on décide de reconstruire l' église. De style néo-gothique , elle s'inscrira dans le renouvellement architectural de la place. Les travaux ne seront définitivement terminés qu'en 1872.

Elle possède une nef et deux bas-côtés, et comporte des éléments architecturaux classiques.

La tour-clocher est ornée d'une pendule conçue par l'horloger de Mayet, Gourdin , qui a collaboré à la réalisation d'une grande part des systèmes d'horlogerie des églises sarthoises.

Ses fonts baptismaux reposent sur cinq pieds, celui du centre étant plus épais que les autres. Les sculptures qui ornent la cuve sur trois côtés illustrent différents épisodes de la vie du Christ : le Baptême dans le Jourdain, la Mise au tombeau et la Résurrection.

La cuve étant assez profonde , elle pouvait permettre l'immersion totale des bébés.

Son autel est imposant par sa structure.

Le bas-relief exposé au bas de l'autel représente la Cène.

Le haut de l'autel a l'apparence d'un château fort ; il symbolise en quelque sorte la forteresse de Dieu et abrite le tabernacle et la croix du Christ.

Ses vitraux furent réalisés pour la plupart dans l'atelier du maître verrier Fialeix.

Ce verrier est l'un des plus célèbres du 19ème siécle ; ses vitraux ornent de nombreuses églises sarthoises et se retrouvent dans toute la France.

centre culturelLe centre culturel

Presbytère construit en 1855, la gendarmerie y fut installée en 1909 suite à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Rénové dans les années 1980 , il devint centre culturel abritant aujourd'hui l'Office du tourisme, la MJC et le club Photo.

La Fontaine

La fontaineElle fut édifiée et inaugurée en 1892 par le Maire Eugène Termeau pour commémorer le centenaire de la proclamation de la République. Elle fut construite grâce à un legs de 3000F fait par Mademoiselle Elise Bouttevin, sœur du Maire Alphonse Bouttevin.

La statue à caractère allégorique qui couronne l'édifice représente la République.

Cette fontaine publique destinée à embellir la place avait aussi un but utilitaire puisqu'elle devait approvisionner en eau la population (eau captée aux sources de la fontaine de Pot- de- Vin).

Les plans furent dressés par l'architecte Poivret et la statue en fonte fut réalisée par le maître des forges L.Gasne.

Elle sera entourée d'une plantation de 16 tilleuls. L'allégorie qui couronne l'édifice rappelle que la République a 100 ans.

Les anciennes halles

Endroit où se concentraient toutes les activités commerciales, ce bâtiment aujourd'hui abrite La Poste.

C'est également Madame Bouttevin qui fit don à la commune d'un immeuble en 1888. Un an plus tard, la première pierre pour la construction d'un bureau de poste et une halle contigüe fut posée par le Maire.

Ses lavoirs

lavoir de lArche.Le Lavoir de l'Arche (1873)

Pour près de 3 900 habitants, un seul lavoir public existait à la Caille. La somme est trop importante pour les ressources municipales. Alors Julien Leveau, tailleur de pierre à Mayet, propose de construire ce bâtiment à ses frais.

Il demande la concession pendant 10 ans. La Commune a fourni le bois de charpente, les ardoises provenant de l'ancienne église. En 1877, la Commune rachète la concession et l'usage du lavoir deviendra gratuit.

Ce lavoir se caractérise par ses deux façades latérales composées chacune d'une ouverture en arcade et de deux entrées ayant leur entourage en tuffeau.

Le grand bassin permettait aux laveuses de se poster sur deux côtés pour effectuer leur lessive.

Pot de VinLe Lavoir de la Fontaine de Pot-de-Vin.

Les romains avaient choisi cet endroit pour créer la villa gallo-romaine. C'était un endroit éloigné de la grande route, donc un lieu plus sûr. Ils choisissaient un apport d'eau là où il y avait des sources pour la construction, l'alimentation de l'ensemble du village, l'organisation agricole et sociale. Un trésor a été trouvé au-dessus du lavoir de la fontaine, pièces et objets de grande valeur. Une entrée principale a dû exister près du lavoir qui ne se nommait pas encore « pot-de-vin » à cette époque. Il y avait une tradition : lorsqu'un personnage important venait rendre visite au châtelain il apportait un récipient en or, argent ou en étain. Pour le remercier, le seigneur lui offrait un objet de valeur. Cette cérémonie avait lieu à la fontaine où les récipients étaient remplis de vins et c'est ainsi qu'elle prit le nom de « la fontaine Pot-de-Vin ». Au IVè siècle, l'évêque Liboire fait construire une église qui est propriété de l'évêché du Mans. En montant la ruelle qui conduit à la Motte, on trouve une bâtisse qui pouvait fort bien être l'ancienne église de St Nicolas. Elle a quatre vingt-dix pieds (soit 29 mètres) de longueur. Par ailleurs, la présence d'anciennes ouvertures, d'un contre fort sur la face arrière et de traces de deux larges ouvertures plein centre de la façade renforce la thèse de l'existence d'une église. Bien d'autres édifices : la maison de justice, la sergenterie, les prisons, les halles gardent le secret de leur emplacement.

Au Moyen Age , ce site n'abrite qu'une fontaine ; le lavoir est installé au 19ème siècle.

lavoir cailleD'après la tradition, les vendeurs de bétail mettaient leur pot de vin dans cette fontaine, située à proximité du marché, pour le garder au frais ; lorsqu'ils tombaient d'accord , acheteur et vendeur se retrouvaient près de celle-ci pour trinquer afin de conclure le marché.

Le lavoir possède une couverture en ardoise soutenue par huit piliers en bois ; il est alimenté par une source qui devait également auparavant alimenter la fontaine.

Le Lavoir de la Caille (1821)

Il date de 1821 mais fut reconstruit en 1892.

Ses ruelles

Les ruelles ont toutes gardé leur noms ; elles représentent un lieu. Il y avait dix sept tanneries à Mayet .

Au bout de la ruelle de la prison était située l'ancienne prison du château.

Quelques maisons de St Nicolas conservent dans leur sous-sol des vestiges de bâtiments très anciens comme à « La Cour » où des caves révèlent des piliers et des voûtes. Ce lieu était soit l'entrée du château, soit l'endroit où l'on rendait justice.

On a trouvé un très haut pan de mur où il y avait encore des fenêtres à meneau, supposé être un pan de l'ancien château.

Le château du Fort des Salles.

Le donjon

donjonLe nom de Salles provient probablement du saxon « sali », dont le sens ancien signifie « construction formée d'une grande pièce » ;en effet , le donjon comporte trois étages abritant chacun une seule pièce. Cette tour est le dernier vestige d'un fort relativement important à l'époque médiévale ; il était alors entouré de douves et équipé d'un pont-levis.

Ce fort était à l'origine un ouvrage strictement défensif, comme en témoignent les mâchicoulis et les bretèches latérales ; il avait été fondé sous Henri II Plantagenêt pour accueillir une présence militaire, afin d'assurer la sécurité de ses terres du Maine.

Le château (1360)

Le fort des Salles est plus communément appelé, depuis les guerres anglaises du XVIème siècle, château de Mayet.

La forteresse est délaissée par ses propriétaires au XVIè siècle et finit par tomber en ruine. Elle sert alors d'exploitation agricole.

château FDS 1Un nouveau château est construit au XVIIIè siècle. Le corps de logis qui s'apparente à une demeure bourgeoise , est flanqué d'une tour ronde couronnée d'une balustrade aveugle.

Propriété des seigneurs et de la noblesse locale jusqu'en 1879, il tomba ensuite dans des mains roturières et se dégrada lentement avant de brûler en 1917. Un étang existait près du château, à l'emplacement de notre plan d'eau actuel.

Le quartier médiéval ou quartier Saint-Nicolas

En parcourant les ruelles de ce quartier , vous pourrez découvrir :

- La motte féodale

datant probablement du IXème siècle , très endommagée , puisqu'elle a été taillée pour faciliter la construction des maisons environnantes.

D'une hauteur de 9 à 10m , elle n'est en fait qu'un amas de tuffeau et de terre.

Bien des théories fleurissent. La Motte aurait été entourée elle-même d'une enceinte construite au temps des gallo-romains. Cette Motte, pour d'autres, ne serait qu'un amas de déchets du tuffeau provenant des extractions de cette pierre. La théorie de Lepaige en fait un amas de terre élevé par Guillaume Le Roux en 1099 pour assiéger le château. La Motte garde donc son secret…

En 1360, le château aurait été détruit, théorie confirmée par la découverte de vestiges au XVIIIè siècle. Il sera reconstruit dans le vallon au pied de Saint-Nicolas.

- Le Manoir de Baigneux,

bâti au XII ème siècle à proximité de la motte féodale. La seule particularité architecturale de ce manoir réside dans la tour collatérale, dont il ne reste qu'une partie endommagée.

- Le Manoir des Viviers :superposition de constructions de différents siècles, trait caractéristique de l'architecture médiévale.

Les fondations sont anciennes et remontent au XIème siècle ; la tour date du XVème et le reste des bâtiments du XVIIème siècle.

Ce manoir restauré est un exemple des demeures seigneuriales établies à Mayet et dans les environs.

Le nom de ce manoir proviendrait de la source, Les Viviers, marais servant à rouir les châtaigniers.

- La Chapelle Sainte-Croix : 1403 , de fondation royale .

Elle était associée à une léproserie .Elle était très fréquentée des fidèles puisqu'un chapelain y était assigné pour célébrer les offices.

La possession de la léproserie a donné lieu à de nombreux procès.

Elle fut contrainte de fermer ses portes en 1697, en raison du déclin de la peste et de la décision de regrouper tous ces établissements à Château-du-Loir.

Son émetteur de télévision

Au XXème siècle , Mayet a su entrer dans l'ère de la communication avec la télévision puisqu'en 1959 est érigé en lisière de forêt de Bercé un émetteur de télévision. Le projet d'un centre émetteur à proximité du Mans est décidé en 1956, sur un terrain de 5 hectares, situé à 3 kms de Mayet. Les travaux débutent en 1958 pour se terminer à la fin de l'année 1959. Ce pylône devient à l'époque le plus haut de France.

Le 22 décembre 1959, grâce à un pylône de 300 mètres de haut, un émetteur de télévision dessert désormais le Maine, l'Anjou, la Touraine et le Perche. Quelques années plus tard, Radio France, profitant de la structure, diffuse sur la bande F.M. ses programmes radio. A partir de 1967, le pylône en soi ne suffit plus avec la mise en place de la 2ème chaîne, puis quelques années plus tard, la distribution des chaînes en couleur. Un « cigare » est donc adjoint le 14 juillet, rehaussant l'antenne à 324 mètres.

Manifestement en surcharge avec l'accroissement des programmes, le remplacement du pylône devient indispensable. Dès avril 1992, un nouveau pylône haut de 342 mètres, supplante l'ancien. Géré par TDF (Télévision de France), il est à l'heure actuelle le plus haut de France pour le réseau de distribution.

C'est un mât à haubans de 342m de haut, (3ème plus haute construction de France, plus haut que la Tour Eiffel) installé pour la transmission de la télévision et de la radio FM.

En 1994, un concours d'idées est lancé par TDF en partenariat avec la Municipalité de Mayet et le Conseil d'Architecture et d'Urbanisme de la Sarthe pour décider du sort de l'ancien pylône. A l'issue de ce concours, ressort le projet original d'un sculpteur de la Région.

Cerné de miroirs reflétant l'image à l'infini dans un puits de cinq mètres de profondeur, le pied renversé de l'ancien a désormais sa place au cœur du village après 34 années de service ; Cette œuvre de Jean-Bernard METAIS a été inaugurée le 23 Novembre 1996 à l'Espace Lichtenau. Le pied du premier émetteur est ancré sur l'espace Lichtenau, face à l'office du tourisme dans un puits de miroirs, où les jeux de lumière vous surprendront plus particulièrement la nuit.

Mayet et ses places fortes :

Mayet Places fortes

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